Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

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GUIZOT

Des conspirations et de la justice politique. De la peine de mort en matière politique (1822)

La Monarchie de juillet fit de François Guizot (1787-1874) un personnage politique de premier plan : ministre de l’instruction publique, puis chef du gouvernement. Resté à l’écart de l’administration napoléonienne, il occupe sous l’Empire la chaire d’histoire moderne que Fontanes créa pour lui à la Faculté des Lettres de Paris. Considéré comme l’un des fondateurs de l’idéologie libérale, on l’apprécie peu dans les milieux absolutistes de la Restauration.
Lancés dans tous les journaux de l’opposition, les deux ouvrages eurent un retentissement considérable. Tous deux défendent la pureté de la justice, et donnent à la fois une analyse et un programme : quelles sont les limites qui séparent le judiciaire du politique; comment éviter les abus où se mélangeraient les deux instances ? Or la fréquence des conspirations, symptôme du mauvais fonctionnement de la société et du gouvernement, entraînent leur «rapprochement fatal»- d’où la déviation d’une justice politique. La peine de mort s’impose-t-elle ? Dans les lois, oui ; mais de la nécessité de leur application, Guizot doute car la décision dépend de la spécification des cas. D’autant que l’efficacité morale de la peine de mort — laquelle a déjà perdu toute efficacité matérielle est à peu près nulle en matière politique.

Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont)

 

Présentation du livre

Le texte Des conspirations et de la justice politique est paru en 1821; nous publions la troisième édition, datant de la même année, augmentée de pièces justificatives.
De la peine de mort en matière politique paraît en 1822; les deux éditions successives sont semblables.

Patrice Vermeren

 

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