Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

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FONTENELLE

Oeuvres complètes t.VIII (1727)

Une longue et brillante carrière d’homme de lettres, une réputation de bel esprit, un style parfait : toutes choses qui ont fait oublier que Bernard de Bovier de Fontenelle (1657-1757) est aussi philosophe. Il entre à l’Académie française en 1691 en 1697, à l’Académie des sciences, dont il reste Secrétaire jusqu’en 1737, et rédige les célèbres Eloges. Dans le même temps il s’occupe de sciences exactes, en particulier des mathématiques de l’infini.
Fontenelle s’intéresse autant à l’histoire des sciences qu’à la critique littéraire, et construit la rationalité propre à chacune par une méthode analogue montrant que, dans l’explication des opérations de la nature, les modèles des mythologies (chez les Anciens et chez les Primitifs) procèdent, comme nos propres savoirs, du connu à l’inconnu et ne sont pas moins rationnels que les modèles mécaniques de la science cartésienne.
La publication des OEuvres complètes est achevée en 9 tomes parus entre 1990 et 2001 .

Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont)

 

Présentation du livre
Tome VIII

Entrepris dès 1700, les Éléments de la géométrie de l'infini furent rédigés et remaniés pendant plus de vingt ans. Parti des travaux de Leibniz, de Newton, de Varignon et des Bernoulli, Fontenelle utilisa l'Analyse des infiniment petits (1696) du marquis de l'Hôpital et les deux éditions de l'Essai d'analyse sur les jeux de hasard (1708 et 1714) de Pierre Rémond de Montmort. Il soumit son ouvrage à Jean Bernoulli, à Dortous de Mairan et à François Nicole.
Le livre parut en 1727 comme une Suite des Mémoires de l'Académie Royale des Sciences.
Il nous a paru indispensable de reprendre ici la Préface (que nous avons déjà publiée au tome VII des Œuvres complètes), et de joindre au volume l'Eclaircissement donné au Journal Littéraire de l'année 1730.
Certains choix de typographie et de mise en page nous ont semblé s'imposer. Les indications marginales de l'original ont été reportées en bas de page, et appelées par un astérisque. Nous avons dû apporter quelques modifications à la graphie des signes mathématiques: la barre de fraction horizontale est remplacée par une barre oblique(/), les barres horizontales (“ vinculum ”) liant les termes d'une formule ont été supprimées; ce double choix a entraîné l'addition de parenthèses, suivant l'usage actuel. Le signe “plus ou moins” (±) est resté inchangé, mais le signe “plus ou multiplié” est transcrit + ou x. Suivant le changement de la barre horizontale en oblique, le signe ./. indique une progression arithmétique, et ../.. une progression géométrique. Les signes : et :: indiquent une proportion, ainsi a:b::c:d signifie que a est à b comme c est à d (par exemple : si a = 3, b = 6, c =4, d= 8).
Les chiffres indiqués entre parenthèses (par exemple (2) à la fin de l'article 4) désignent les articles auxquels Fontenelle renvoie. L'édition originale comporte trois inadvertances dans la numérotation des articles: deux articles sont numérotés 839, et deux 1442; et l'article 1184 suit directement l'article 1182. Nous n'avons pas corrigé ces erreurs, mais les avons signalées en note.

Alain Niderst

 

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