Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

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FONTENELLE

Oeuvres complètes t.II (1686-1688)

Une longue et brillante carrière d’homme de lettres, une réputation de bel esprit, un style parfait : toutes choses qui ont fait oublier que Bernard de Bovier de Fontenelle (1 657-1 757) est aussi philosophe. Il entre à l’Académie française en 1691 en 1697, à l’Académie des sciences, dont il reste Secrétaire jusqu’en 1737, et rédige les célèbres Eloges. Dans le même temps il s’occupe de sciences exactes, en particulier des mathématiques de l’infini.
Fontenelle s’intéresse autant à l’histoire des sciences qu’à la critique littéraire, et construit la rationalité propre à chacune par une méthode analogue montrant que, dans l’explication des opérations de la nature, les modèles des mythologies (chez les Anciens et chez les Primitifs) procèdent, comme nos propres savoirs, du connu à l’inconnu et ne sont pas moins rationnels que les modèles mécaniques de la science cartésienne.
La publication des OEuvres complètes est achevée en 9 tomes parus entre 1990 et 2001 .

Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont)

 

Présentation du livre
Tome II

Les années 1686-1688 furent celles où s'imposa le jeune Fontenelle, où il conquit la gloire littéraire et put nourrir des ambitions académiques. C'est en 1686 que parut la première édition (en cinq Soirs) des Entretiens sur la pluralité des mondes habités, que suivit, en 1687, une seconde version, revue, corrigée et complétée d'un sixième Soir. Nous donnons ce texte dans sa forme définitive, et nous l'accompagnons d'une lettre (parue en 1699 dans l'Histoire des ouvrages des savants, le périodique de Basnage de Beauval) où Fontenelle a commenté un passage de son livre. En décembre 1686, parut l'Histoire des Oracles, cette fort personnelle adaptation du traité de Van Dale; en août 1687, Fontenelle concourut pour le prix d'éloquence décerné par l'Académie française et pour ce faire composa un Discours sur la patience, qui fut couronné: la même année, en septembre. le Mercure Galant contenait une lettre qu'il avait écrite pour aider au lancement d'Eléonore d'Ivrée, ce roman de Catherine Bernard, auquel il avait collaboré. En janvier 1688, alors que la querelle des Anciens et des Modernes avait éclaté et s'était envenimée, parurent les Poésies pastorales, accompagnées d'un Discours sur la nature de l'églogue et d'une Digression sur les Anciens et les Modernes. Parmi les poésies figure La Statue de l'Amour, qui ne fut publiée qu'en 1698. Elle est ici la "septième églogue", ainsi que Fontenelle le voulut dans toutes les éditions de ses Œuvres.
Cette gerbe de textes, où se trouve ce qu'il y a de plus illustre et de plus brillant dans le "Fontenelle d'avant l'Académie des sciences" est ici présentée dans le texte de la grande édition du XVIIIème siècle (1751-1761) et reproduite avec les notes de Fontenelle.

Alain Niderst

 

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