Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française
| Notice biographique | Voir la page de présentation du livre | Voir la table des matières | Voir l’index |
FONTENELLE
Oeuvres complètes t.I (1678-1757)
Une longue et brillante carrière d’homme de lettres, une réputation de bel esprit, un style parfait : toutes choses qui ont fait oublier que Bernard de Bovier de Fontenelle (1657-1757) est aussi philosophe. Il entre à l’Académie française en 1691; en 1697, à l’Académie des Sciences, dont il reste Secrétaire jusqu’en 1737, et rédige les célèbres Eloges. Dans le même temps il s’occupe de sciences exactes, en particulier des mathématiques de l’infini. Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont) |
Ce volume contient les œuvres de jeunesse de Fontenelle. Nous avons exclu quelques petites pièces de vers trop insignifiantes. En revanche, tout ce que Fontenelle a publié de vraiment important dans ses premières années se retrouve ici (à la réserve de La Comète, qui figure, avec les autres pièces de théâtre, dans le tome IV), et c'est dans ce premier tome que peut se discerner le plus clairement la métamorphose qui fit du bel esprit si frivole au moins en apparence, un savant, un polémiste et un philosophe.
La Description de l'Empire de la Poésie parut dans le Mercure Galant de janvier 1678 ; la même gazette contenait, en mai 1678, la Lettre sur "la Princesse de Clèves", puis quatre petits écrits galants, l'Histoire de mon cœur (janvier 1681), l'Histoire de mes conquêtes (février 1681), et deux lettres qui prolongent ces opuscules (avril et mai 1681). C'est la veine des Lettres du Chevalier d'Her (ou Lettres galantes) publiées en deux volumes (mai 1683 et janvier 1687). S'interposent (pour suivre exactement la chronologie des publications) les Nouveaux Dialogues des Morts, qui parurent en deux tomes (janvier et septembre 1683) et furent couronnés par le Jugement de Pluton (janvier 1684). Viennent ensuite le Mémoire sur le nombre 9, et la Relation de Bornéo, publiés dans les Nouvelles de la République des Lettres (septembre et octobre 1685 ; janvier 1686).
Suivent, les Doutes sur le système physique des causes occasionnelles (mars 1686), que nous avons fait suivre d'une lettre de Fontenelle, répliquant à une Difficulté soulevée par Bayle, puis des Réflexions, où Bayle riposte à cette lettre, enfin des Réflexions sur les "Doutes", dues sans doute à Malebranche (décembre 1686).
Tous ces textes sont tirés de la grande édition des Œuvres complètes préparée par Fontenelle lui-même(1751-1761). Excepté les quatre petites pièces galantes, que nous n'avons pu trouver, puisqu'elles n'ont jamais été réimprimées que dans le Mercure Galant de 1681, et le Mémoire sur le nombre 9, la Relation de Bornéo, et la Lettre sur la "Princesse de Clèves", que nous avons empruntés, faute de mieux, à l'édition Depping de 1818.
Alain Niderst