Corpus des Œuvres de Philosophie en Langue française

 

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CONDILLAC

Traité des sensations, Traité des animaux (1754)

Elève des Jésuites de Lyon, puis du Séminaire de Paris, ordonné prêtre en 1740, Etienne Bonnot de Condillac (1714-1780) quitta très tôt le sacerdoce pour la vie mondaine des gens de lettres. De 1758 à 1767, il vit à Parme, précepteur de l’Infant, pour lequel il rédige un Cours d’études. De retour à Paris, il est élu à l’Académie française ; en 1759, il sera membre de l’Académie de Berlin, puis en 1776, de la Société Royale d’Agriculture d’Orléans. Déclinant l’offre du Dauphin qui souhaitait lui confier l’éducation de ses fils, il se retire chez sa nièce pour y préparer l’édition future — et posthume — de son oeuvre.
Labbé fut accusé de plagiat dès la parution du Traité des sensations : son «anatomie métaphysique» rappelle en effet la «décomposition de l’homme» de Diderot — mais l’idée de construire l’homme par l’analyse séparée des cinq sens, puis de leurs influences mutuelles, circule volontiers dans les Salons. De même, si Buffon a souligné, déjà, la prépondérance du toucher, il revient à Condillac d’en tirer le «sentiment fondamental» que tout animal acquiert de sa vie et de son corps propre.
Le Traité des animaux, qui réfute tout ensemble Descartes et Buffon, généralise le précédent, et soumet à la même méthode empirique la question de l’origine des facultés chez les animaux : là encore, les sensations de plaisir et de douleur sont la source de toutes les transformations.

Catalogue des Auteurs, décembre 1995. (Christiane Frémont)

 

Présentation du livre

Le Traité des sensations est paru en 1754; le Traité des animaux en 1755. Nous publions les textes revus et corrigés par l'Auteur, figurant dans l'édition posthume des Œuvres de Condillac (1798) établie d'après les manuscrits autographes. Nous nous sommes contentés de moderniser la typographie.

Francine Markovits

 

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