LEROY |
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DE LA VICISSITUDE OU VARIÉTÉ DES CHOSES EN L'UNIVERS |
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SOMMAIRE DE L'ŒUVRE |
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Par ce que le discours ensuyvant est long, et assez difficile à comprendre, par la diversité des propos |
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qui y sont contenus: J'ay premierement dressé le sommaire de toute l'œuvre, puis de chacun livre par ordre, |
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afin d'en donner aux lecteurs intelligence plus aisee. Donques en toute l'œuvre sont representez les changemens |
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alternatifs de l'univers, tant en sa partie superieure qu'inferieure, et comment les armes et les lettres |
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concurrentes par les plus celebres peuples du monde, tous ars liberaux et mecaniques ont fleuri ensemble, |
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puis decheu, et se sont relevez à diverses fois en long espace de temps: avec la conference des nations |
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excellentes en pouvoir et sçavoir, des grands Empires, et renommez monarques, soubs lesquels se sont rencontrees |
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les insignes mutations du genre humain: et comparaison de ce siecle aux precedens plus illustres, pour sçavoir en |
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quoy il leur est inferieur, ou superieur, ou egal. |
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LIVRE PREMIER |
17 |
La vicissitude et variete observee és mouvemens du ciel et des spheres celestes dont dependent les changemens |
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advenans en ce monde inferieur, sont declarees au premier livre. La vicissitude qu'ont les quatre elemens entr'eulx, |
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et chacun à par soy. Comment toutes choses en l'univers sont temperees et conservees par contraires et dissemblables. |
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Vicissitude des ombres, jours, et saisons de l'an, et diversité des habitations de la terre, et autres choses selon |
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la difference des lieux. Varieté et vicissitude des hommes, peuples, villes, Republiques, Royaumes et Empires. |
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LIVRE SECOND |
73 |
La variete des langues usitees par le monde tant doctes que vulgaires. Commencement d'icelles, duree, perfection, |
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corruption, changement, perte des anciennes, introduction des nouvelles, traduction de l'une en l'autre, imposition |
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des noms aux choses, invention et utilité des lettres, diversité de caracteres et escritures, instrumens et matieres |
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pour escrire. L'imprimerie, orthographie, et prononciation. |
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LIVRE III |
103 |
La vicissitude et invention des ars, et comment les hommes de leur simplicité et rudesse premiere sont parvenus à la |
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commodité, magnificence, et excellente presente. |
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LIVRE IIII |
121 |
Vicissitude des armes et des lettres concurrentes en la conjunction de puissance et Sapience par les plus celebres |
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peuples du monde: et qui ont esté les premiers et plus anciens de tous, lesquels ayent excellé és deux. La puissance, |
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sçavoir, et autre excellence des Égyptiens, Assyriens, Perses. Comparaison des grandes monarchies, Égyptienne, |
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Assyrienne, Medoise, Persienne, Parthoise, en leurs assietes, commencemens, estendues, revenus, richesses, puissances: |
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et des illustres monarques qui les fonderent, et soubs lesquels elles perirent. Des prestres ou prophetes Egyptiens, |
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Caldees, Mages, Brachmanes, Druydes, et autres gens de religion et de sçavoir entre les anciens: noblesse entre les |
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Égyptiens, Perses, Assyriens, Indiens, Scythes, Thraces, et autres peuples anciens et modernes, Artisans et ouvrages |
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exquis des anciens. |
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LIVRE V |
199 |
Du sçavoir, poësie, eloquence, puissance, et autre excellence des Grecs. Comparaison d'eulx avec les Égyptiens, |
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Assyriens, Perses, Indiens. Empire de Grece. Comparaison d'Alexandre le Grand avec Cyrus, Agesilaus, Themistocle, |
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Pericles, Achilles, Ulysses, Diomedes, Bacchus, Hercules, et autres. Comparaison des philosophes Gregois avec les |
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Caldees de Babylone, et les prestres d'Égypte. Noblesse de l'ancienne Grece, artisans et ouvrages des Grecs. |
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LIVRE VI |
243 |
De la puissance, militie, sçavoir, eloquence, poësie, et autre excellence des Romains. Decadence de leur puissance, |
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sçavoir, eloquence. |
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LIVRE VII |
289 |
Comparaison des Romains avec les Égyptiens, Assyriens, Perses, Grecs, Parthes: en puissance, militie, sçavoir, |
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langage, eloquence, poësie, et és ouvrages des autres ars. De l'Empire Romain avec l'Assyrien, Medien, Persien, |
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Macedonien, Parthique. Naissance de Rome et duree d'icelle conferee aux quatre aages de la vie humaine. Comparaison |
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de Rome avec Babylone et Constantinople. De la republique Romaine avec la Lacedemonienne et Carthaginoise. |
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De la puissance d'Alexandre le Grand avec celle que les Romains eurent de son temps: et si l'Asie conquise il eust |
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tourné ses forces en Europe, qu'il en eust peu advenir à l'advis de Titelive. De Pompee le grand avec Alexandre, |
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Hercules, et Bacchus selon Pline. De Jule Cesar avec Alexandre selon Appian Alexandrin. De Jule Cesar et Auguste |
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avec Romulus et Numa. De Romulus avec Cyrus, Theseus, Arsaces, et Semiramis qui fonderent villes et royaumes, |
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ou Monarchies. Comparaison de la militie Romaine avec la Parthoise, Carthaginienne, et Assyrienne. De la literature |
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et autre excellence Romaine avec la Grecque, Egyptienne, Caldaïque. Des autheurs Latins avec les Grecs: mesmement de |
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Ciceron avec Demosthene. Jurisprudence Romaine. Comparaison de la langue Latine avec la Grecque. |
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LIVRE VIII |
329 |
De la religion, puissance, sçavoir et autre excellence des Arabes ou Sarrasins, et autres Mahometistes. |
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Comparaison de Mahumed avec Lycurgue, Minos, Numa, Zoroastre, Charondas, Zalence, Trimegiste, et autres |
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legislateurs payens, ou fondateurs de Citez et Empires. Puissance des Arabes ou Sarrasins comparee à la Romaine, |
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Macedonienne, Persienne, Parthoise, Assyrienne, Egyptienne. Comparaison du sçavoir Arabique avec le Grec, Egyptien, |
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Caldaïque, Persien, Romain ou Latin. De la langue Arabique avec la Grecque, Latine, Hebraïque. |
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LIVRE IX |
347 |
Contient la suyte de la religion, et puissance des Mahumetistes: comme des premiers Turcs, Corasmiens, Tartares, du |
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Soldan, de l'Othoman, du Sophi: où est faitte mention des Estats du grand Cham de Cathai, du Roy de Narsingue, du |
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Moscovite, et du Preteian pour estre commencez ou accreux lors, jaçoit qu'ils ayent autres religions. |
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LIVRE X |
363 |
Comment en cest aage ont esté restituees les langues et disciplines, apres qu'elles avoient esté delaissees environ |
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douze cens ans, ayans receu de nouveau grande lumiere et addition, où sont considerees les merveilles du siecle present |
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par l'Europe, Asie, Affrique, terres neuves, en Orient, Occident, Septentrion, Midy, commencees au grand et invincible |
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Tamberlan, duquel la puissance, vaillance, et felicité est succinctement representee. Durant le regne duquel commença |
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la restitution des lettres et des ars: par quels personnages et comment elle a esté continuee en diverses nations. |
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Les princes qui plus l'ont favorisee. D'avantage comment plusieurs belles choses incogneues à l'antiquité, ont esté |
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nouvellement trouvees: singulierement l'Imprimerie, addresse de naviger par l'eguille d'acier frottee sur la pierre |
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d'aymant, monstrant tousjours le poinct respondant au lieu où l'on imagine le pol arctique: moyennant laquelle tout |
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l'Ocean a esté navigué, et le monde universel cogneu. Puis la cannonerie qui a faict cesser tous autres instruments |
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militaires anciens, qu'elle surpasse en impetuosité, violence, vistesse. Item comment parmy les merveilles de ce siecle |
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s'est manifestee la grosse verole, maladie nouvelle et estrange, incogneuë paravant: et se sont eslevees sectes en tous |
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païs qui ont beaucoup alteré le repos publique, et refroidy la charité mutuelle des personnes. |
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LIVRE UNZIEME |
383 |
Ce siecle est comparé aux precedens plus illustres en faicts d'armes, conduitte d'estats, excellence des lettres, |
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perfection d'ouvrages, nouveauté d'inventions, navigations non attentees jamais au paravant, et decouvremens de terres |
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neuves incogneuës à l'antiquité: pour sçavoir en quoy sommes inferieurs ou egaux aux anciens, et en quoy devons estre |
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preferez. Premierement est conferee la militie moderne avec l'ancienne, Grecque et Romaine. Comparé Tamberlan avec |
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Ninus, Sesostris, Cyrus, Darius, Alexandre, Arsaces, Hannibal, Jule Cesar, Constantin, Attila, Charles Magne. Puis suyt la |
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comparaison des Royaumes, Empires, Monarchies et Republiques modernes avec les anciennes. Des nations militaires, |
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armees, batailles par mer et par terre, sieges et assaux de forteresses. Des navigations et decouvremens de païs, |
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peregrination, et voyages par terre. De la richesse du temps present avec celle du passé. Des meurs de ce siecle avec |
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les precedens. Finalement de la literature moderne avec l'ancienne en philosophie, eloquence, jurisprudence, politique, |
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medecine, poësie, Astrologie, cosmographie, et autres mathematiques. Puis vient la conclusion de l'œuvre par laquelle |
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est resolue la vicissitude en tous affaires, et comment il est à craindre qu'estans parvenues à si grande excellence |
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la puissance, sapience, disciplines, livres, industrie, ouvrages, cognoissance du monde, ne dechoient autrefois comme |
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ont faict par le passé. |
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LIVRE DOUZIEME |
429 |
Considere donc que les choses humaines variables montees au plus hault sont disposees à trebucher, et que la vertu |
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et malice sont venues à leur cyme et comble: doubtant que parmy tant de partialitez et heresies dont le monde est plein, |
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et les guerres qui nous menassent de toutes pars, que les lettres ne viennent autrefois à mespris, et soient autant |
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laschement negligees, qu'elles ont esté diligemment cultivees: afin d'obvier à tel malheureux, et advertir les studieux |
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d'y remedier entant qu'il leur sera possible, j'ay adjouté une inquisition sur le propos commun des hommes: par lequel |
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ils ont tousjours maintenu et maintiennent ne se dire rien qui n'ait esté dict paravant: où je m'efforce monstrer en |
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rester beaucoup à dire, et la verité n'estre entierement decouverte, n'y tout le sçavoir occupé par nos devanciers: |
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admonnestant les doctes essayer par propres inventions adjouter ce qui default aux disciplines, faisans pour la posterité |
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ce que l'antiquité a faict pour nous: afin que le sçavoir ne se perde, ains prenne de jour en jour accroissement. |
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